Accompagnatrice Energéticienne (individuel et groupes)
Praticienne en Chamanisme
Transmettrice de l'Enseignement des 13 Mères Originelles
Femme Sourcière
Créatrice de Tambours Médecine
Claire DELEAU


  Claire Deleau


Accompagnatrice Energéticienne (individuel et groupes)
Praticienne en Chamanisme
Transmettrice de l'Enseignement des 13 Mères Originelles
Femme Sourcière
Créatrice de Tambours Médecine

 


Les petites perles qui font vibrer mon cœur
...

 

Un cadeau pour toi 💞💖💞
J'ai la très grande Joie de vous présenter mon nouveau compagnon, mon nouveau Tambour Médecine, qui m'accompagnera maintenant dans toutes mes activités que je vous propose avec Cœur et qui porte les énergies de la Renaissance 💝
Dans cette vidéo, je vous offre un Voyage au Tambour / Soin Vibratoire pour laisser mourir les parties de vous qui sont prêtes à partir afin de Renaître à vous-m'Aime 💞
Très beau Voyage à chacun.e et belle Renaissance 💞💖💞

NB : Le son sera bien meilleur sur ton ordi avec de bonnes enceintes ;-)


 

" Toute ma vie, y compris dans mon enfance, dans toutes les situations imaginables, y compris les plus insignifiantes, j'ai toujours eu l'impression d'être tout prés d'un royaume d’exquise beauté. 
Et bien que le voile m'en séparant fût d'une extrême finesse, je n'ai jamais pu le tirer. 
Il arrivait cependant que le vent l'agite, révélant l'existence d'un royaume enchanté... Juste un tout petit aperçu... Mais de ces instants uniques qui donnent tout son sens à la Vie ! "     L.M. Montgomery, Anne des Verts Gâbles

 

L'ouverture de l'homme sur sa partie féminine 💛 Belle synchronicité avec mon projet du moment 💛💛💛


"En quête de majesté" 


Jusqu'à présent, mon voyage m'a amené à découvrir que pour rencontrer la femme et que l'alchimie se fasse, l'homme devait s'élever et retrouver sa majesté perdue. Sans quoi, l'union ne pouvait pas dépasser la fonction anti-stress ou reproductive... et connecter sa dimension sacrée, spirituelle, qui vise l'évolution de l'un, de l'autre... de l'Univers. (Pour arriver à cette union, la femme a aussi ses propres défis. Ce n'est pas à moi de vous en parler. Je sais simplement que je dois l'aimer.)


Mais revenons à notre homme en quête de majesté... qui se demande:

"C'est bien beau, mais comment faire pour passer du masculin ordinaire au masculin sacré...?"


Simplement en connectant sa partie féminine intérieure, son yin ou encore son anima comme l'appelait Jung.


Concrètement, l'énergie yin est dirigée vers l'intérieur, l'énergie yang vers l'extérieur. L'homme moderne en étant trop dans le yang manque de sensibilité et ne peut pas réellement ressentir les "vagues", la Nature... la femme. Il se retrouve plus souvent qu'autrement tel un aveugle à tâtonner maladroitement, à ne pas savoir ce qu'elle veut, à ne pas comprendre ses besoins... et malheur... à être un bien piètre amant.


Accueillir et accepter son yin n'enlève rien à l'homme. Il ne devient pas moins viril ! Au contraire, toutes ses qualités naturelles s'en trouvent équilibrées, enrichies, vivifiées. Sa force brute devient tranquille (puisque connectée avec la Nature), son génie créatif devient plus humain plus harmonieux, son envie de se dépasser est moins compétitive et plus coopérative, son désir animal compulsif devient plus sensuel... En s'ouvrant l'homme apprend alors à écouter, donc à communiquer, il apprend à recevoir, donc à donner... Le macho devient cet "homme nouveau"... dont nous tentons, par ce voyage, de tracer les contours.


"Oui :)) !... mais comment y arriver ???"


Eh bien, je n'en sais trop rien... J'imagine que pour chacun c'est différent. Tout ce que je sais, c'est qu'en utilisant son "Intention", en réglant l'aiguille de son "cadran interne" sur "intégrer-ma-partie-féminine-pour-retouver-ma-majesté-d'homme" et bien l'Univers entier va vous y conduire par le plus court chemin... qui je le répète, ne sera pas celui que vous croyez. Et non, la vie n'est pas toujours un fleuve tranquille... ; )


Aimez-vous le rafting?


~Jean-Philippe Ruette

 Facebook : Au-delà des écrans


 

Un Masculin Sacré ?


Voilà maintenant des années que, dans le contexte de ce qu’il est désormais convenu d’appeler le ¨Changement de Conscience¨, le thème du Féminin Sacré est abondamment traité. C’est un grand bien même si, parfois, cela approche les clichés et la saturation.
Il était temps que cela soit et je suis heureux d’avoir pu y contribuer depuis 1996 avec la publication de ¨Visions esséniennes¨.

Seulement voilà… En parallèle avec cette réflexion menée, il y a un bon moment que je me pose la question du Masculin Sacré.

C’est ¨tout bête¨… mais pourquoi n’y pense-t-on pas à celui-là ?


Ce n’est guère parce qu’en Occident nous tentons de faire amende honorable de plusieurs millénaires de domination patriarcale qu’il faut faire comme si cette forme de Sacré n’existait pas ou qu’il était superflu ou même déplacé de l’évoquer.

Beaucoup d’hommes – au sens masculin du terme – ne savent plus très bien où ni comment se positionner de nos jours à cause de cette forme d’ostracisme inattendu ou tout au moins de silence éloquent. Je le constate au vu des confidences et interrogations que je recueille régulièrement.


Le Masculin ne pourrait-il donc être que profane et, en quelque sorte, rampant ?


Je me dis alors qu’il serait peut-être temps de commencer à faire le point et de ¨sortir du tunnel¨ le côté noble et donc sacré d’un certain Masculin, un Masculin qui, convenons-en, a été sérieusement mis à mal depuis bien longtemps, étouffé sans doute par les dogmatismes religieux et séculaires, le machisme ainsi que par les amalgames en tous genres.


Si nous sommes dotés d’un peu de bon sens, nous savons bien, évidemment, que la manifestation masculine de notre humanité n’est pas faite que de mâles dominateurs et primaires. Ce n’est donc pas dans le sens de cette évidence que je souhaite m’exprimer ici.
C’est dans celui d’une prise de conscience du rôle d’éveilleur que peut et doit jouer l’homme par le principe qui le caractérise.

Comment définir le Masculin Sacré ? Tout simplement comme le complément exact du Féminin Sacré. Il est le dynamisme, l’ensemencement, la force et la stabilité dans leur version subtile, lumineuse et persistante dans le temps.


On s’étend beaucoup sur la fonction d’¨accoucheuse¨ de la femme dans le contexte spirituel, sur son rôle initiatique. Rien n’est plus vrai mais il serait regrettable d’oublier qu’il n’y a pas une mise au monde qui soit la résultante d’une seule polarité, physiquement comme subtilement.


Le masculin agit au cœur du féminin tandis que le féminin fermente dans le masculin.


Prenons maintenant un peu d’altitude et considérons le Principe christique tel que notre culture nous invite à L’approcher. Celui-ci n’est-il pas mis en relief par ses épousailles mystiques avec notre humanité et, par extension, avec le Principe féminin synthétisé en la personne de Myriam de Magdala ?


Et, analogiquement, cette même Myriam ne s’est-elle pas été révélée à elle-même en personnifiant l’archétype du réceptacle, de la coupe, en résumé du véritable Graal que représente notre humanité tout entière ?


Pour qu’un souffle s’exprime, il doit exister un espace d’accueil… et pour que l’accueil signifie quelque chose, il lui faut inévitablement un invité. La coupe et son contenu expriment dès lors, chacun avec sa nature, l’un des visages de l’Initiation par laquelle le Réveil arrive. Ils illustrent une seule réalité : celle des apparent contraires inévitablement amenés à fusionner.

En réalité, comprenons bien que ce que nous ressentons actuellement comme étant le Féminin Sacré ne peut que rester ¨boîteux¨ sans sa contrepartie masculine.


Il serait donc regrettable qu’il serve d’argument unique au discours souvent trop simpliste et systématique de certains tenants de la ¨Nouvelle Conscience¨.


Ne pas le comprendre contribue à entretenir le fatiguant jeu de ¨renvoi de balle¨ que se livrent le Masculin et le Féminin depuis… Depuis quand, au fait ? Depuis trop longtemps de toute façon.


En réalité, quel intérêt y aurait-il à passer d’un patriarcat à un matriarcat ou encore d’un pape à une papesse ? Cela reviendrait à se débarrasser d’un masque pour en prendre aussitôt un autre.


Il devrait être clair qu’à chaque fois qu’un être parvient à la complétude, qu’il se réalise, cela signifie qu’il s’unifie, qu’il expérimente en lui les noces alchimiques de la Lune et du Soleil. Sachons que, par là même, il ne pense même plus en termes de sacré et de profane et, à plus forte raison, de masculin ou de féminin. Il goûte à la Vie pour l’offrir simultanément, c’est tout.


Quels que soient les traits de son visage et les lignes de son corps, les frontières et les polarités sont abolies en lui. Le contenu fait oublier le contenant. C’est l’Humain Sacré qu’il convient avant tout de ressusciter à travers les mille mode d’expression de la vie !
À l’horizon de tout cela, il y a l’androgynat de notre esprit… Ce après quoi nous courons sans même le savoir.


Bien sûr, je vais continuer de parler avec joie du Féminin Sacré car son émergence actuelle est significative quant à notre état de mutation. On ne peut la passer sous silence. Elle nous révèle le franchissement intérieur d’un seuil majeur, un stade qu’il était urgent de redécouvrir…


Cependant, je veillerai à ce que ce discours ne mène pas à une demi-métamorphose car, définitivement, ce n’est ni par l’homme ni par la femme que se résoudront nos maux mais dans le Souffle unique qui anime le meilleur de chacun d’eux.


Alors, faut-il parler malgré tout d’un Masculin Sacré me demanderez-vous pour conclure à tout cela ? Oui, sans hésiter. Il faut se rappeler qu’il existe et ne pas craindre de le manifester. Que les hommes n’aient donc pas honte des spécificités constructives de leur cœur et que les femmes ne les craignent pas…


C’est la seule façon d’équilibrer les deux plateaux de la balance et de concentrer enfin notre regard sur le fléau lumineux de celle-ci.


Daniel Meurois
Septembre 2012.

 

Le Bâton de parole


Bâton de parole, rappelle-moi

Le caractère sacré de chaque point de vue

Partagé dans le cercle de parole.


Le bâton de parole est un outil utilisé par les traditions amérindiennes lors de leurs cercles et de leurs cérémonies. Le bâton de parole passe de main en main et seule la personne qui le tient a le droit de parler pendant ce laps de temps.


Cette façon de procéder a été utilisée par les Amérindiens depuis des siècles. C’est une manière de reconnaître la valeur de chaque interlocuteur. Chaque membre du groupe peut donc écouter attentivement ce qui est dit pour que lorsque son tour arrive, il ne répète pas de choses inutiles ou pose des questions qui ne seraient pas pertinentes. Ainsi apprend-on à respecter le point de vue de l’autre. Cela ne veut pas dire que l’on est toujours d’accord mais il en va de son honneur de permettre à chacun de donner son point de vue, considéré d’ailleurs comme sacré.


Le bâton en main, il n’est plus question de parler sur l’autre mais au contraire de revenir à soi et d’exprimer une idée, un ressenti, un fait, un sentiment, une croyance…


Le bâton passant de façon égalitaire entre toutes les mains de tous les participants, il offre la parole à chacun sans se l’accaparer. De plus, le temps que le bâton revienne à nous, nous avons eu le temps nécessaire de mûrir ce que nous souhaitons dire. Au lieu de nous exprimer de manière impulsive en réaction à ce que nous venons d’entendre, nous le faisons de manière posée. Le bâton de parole devient alors « le gardien de nos émotions ».


On peut faire un bâton de parole à partir de n’importe quel « être debout » (arbre). Les personnes qui animent des groupes doivent normalement en posséder un.


Puisque le matériel utilisé pour fabriquer le bâton de parole correspond à la médecine personnelle de son propriétaire, chaque bâton de parole sera différent. Les qualités de chaque « être debout »  apportent une médecine différente.


Le pin apporte la paix. Le bouleau, la vérité. Les arbres « sempervirens » (toujours verts) la croissance continue de toute chose. Le cèdre la purification…


L’ornementation est aussi très importante. La couleur des perles utilisées a un sens. Le rouge, la foi. Le jaune, l’amour. Le bleu, l’intuition. Le cristal, la clarté et la concentration…


Les types de plumes et de peaux utilisés pour un bâton de parole sont aussi très symboliques. Et également les peaux ou poils qui apportent les talents, les dons et la médecine des animaux dont ils proviennent. L’élan apporte force et énergie physique. Le cerf, la gentillesse. Le lapin, l’écoute avec ses grandes oreilles...


Dans les conseils, si l’on écoute la sagesse et les enseignements des autres, on peut élargir sa compréhension et se relier aux autres d’une façon différente. La « grande roue de la vie » contient beaucoup de passages. La leçon que nous apprenons à chaque étape nous fait nous rapprocher de l’unité et de l’harmonie.


Le bâton de parole nous enseigne à écouter et à appliquer ce que nous entendons. Il nous rappelle de ne pas interrompre les autres qui dévoilent leur sagesse. A travers l’écoute, la vie offre des milliers d’options et de réponses à nos dilemmes.


Ouvrez-vous et écoutez les opportunités que le bâton de parole apporte. Souvenez-vous que la vie offre des signaux et des options à ceux qui savent écouter.


Texte traduit des écrits de Jamie Sams

 

LA LEGENDE DE LA FEMME BISON BLANC (PTESAN WIN)

La Chanunpa (la pipe sacrée) est le coeur de l’indien. Son fourreau en terre rouge, en est la chair et le sang et le tuyau est la colonne vertébrale ou le corps.


Ainsi parlait John Fire Lame Deer Sioux/Lakota


La pipe sacrée fut offerte au sioux/Lakota par la femme bison blanc, dont je vais vous conté (ou plutôt laisser Archie Fire Lame Deer homme-médecine Sioux/Lakota) vous faire le récit. Récit qui lui fut transmise par son grand père.


Il y a très, très longtemps. Les tribus lakotas se rassemblèrent pour leur grande fête d’été, comme elles le faisaient chaque année, quand la terre était couverte de verdure, que l’herbe était haute et que les plaines regorgeaient de gibier. Cette année-là, pourtant, le gibier restait introuvable, et le peule avait faim.


Parmis les sept tribus rassemblées se trouvaient les Itazipchos, les ‘Sans-Arcs”. Il étaient affamés, et ils cherchaient désespérément des bisons. Le chef Standing Hollow Horn (corne-creuse-dressée), choisit parmi ses guerriers deux jeunes hommes qui furent chargés de partir en éclaireurs à la recherche de gibier. Ils poussèrent leur exploration bien loin, de tous côtés, mais en vain. Pourtant, au moment où ils se préparaient  renoncer et à rentrer au camp, l’un d’eux dit: “Mon frère, je vois un bison au loin, qui vient vers nous.” Ils l’observèrent qui se rapprochait, et l’autre jeune guerrier s’exclama: “Ce n’est pas un bison qui vient là, mais une femme!”

c’était une femme, d’une beauté que les mots sont bien pauvres pour décrire. Elle avait un visage radieux, et elle semblait flotter plutôt que marcher. Elle était vêtue dune peau de cerf blanche, bordée de franges, mais sans aucun ornement, qui l’enveloppait comme une robe longue. Ses cheveux, dénoués, flottaient doucement au vent; du côté gauche y était accrochée une touffe de poile de bison.


Quand cette étrange femme fut proche à la toucher, un des deux éclaireurs déclara: “cette fille est toute seule. Sa beauté dépasse l’imagination. Je vais m’allonger avec elle.


Mon frère, ne fais pas ça. Ce n’est pas une femme ordinaire. Tu ne vois donc pas qu’elle marche au-dessus du sol, sans que ses pieds touchent la Terre?”


Mais l’autre refusa de l’écouter, et il tendit la main pour la toucher. Alors un nuage s’abattit sur lui, et quand il se dissipa, il ne restait du guerrier qu’un tas d’os.


Cette étrange femme s’adressa alors à l’autre éclaireur: “Ton ami avait des pensées impures, et il a été puni de son manque d’humilité. Je suis envoyée par la nation du bison, et j’apporte un message pour ton peuple, un message d’une extrême importance. Retourne dans ta tribu, et raconte-leur ce qui s’est passé. Demain, au lever du soleil, je viendrai jusqu’à votre camp. Dis au peuple que tout doit être prêt pour ma visite. dis-leur de dresser un tipi spécial, dont la porte soit orientée dans la direction où le soleil disparaît le soir. Que le sol en soit parsemé de sauge. Avec trois bâtons, deux dressés, un couché, que l’on fabrique un râtelier, devant lequel on posera un crâne de bison. Veillez aussi à préparer un carré de terre soigneusement aplani. Que tout soit sanctifié. Â présent, repars vers ton camp sans te retourner.”


Le jeune guerrier suivit ces instructions. Il rapporta au chef Standing Hollow horn ce qui était arrivée ç son ami et les exigences de cette étrange femme. Avec l’aide de l’ensemble du peuple, le chef fit tous las préparatifs pour cette visite. L’eyapaha (le héraut) sillonna la camp pour demander à tous les hommes, femmes et enfants de se rassembler au lever du soleil pour souhaiter la bienvenue à cette femme wakan (sacrée). Au premières lueurs de l’aube, la Jeune Femme Sacrée apparut, dans la même tenue que la veille. Elle tenait au creux des mains la Pteehinchala Hulu Chanunpa, la pipe sacrée entre toutes, taillée dans l’os du jarret d’un jeune bison. Cette pipe n’était pas de fabrication humaine, mais c’est Wakan Tanka, le créateur, qui l’avait façonn"ée. Ptesan Win, femme Bison Blanc, car tel fut son nom désormais, marcha sur les brins de sauge répandu sur le sol en chantant:

En lakota

On voit mon souffle monter                                              Niya taninyan

Et je marche                                                                   Mawani ye

Vers cette nation (du bison)                                             Oyate le

Je suis en marche,                                                          Imawani,

Et                                                                                  Na

On entend ma voix.                                                         Hotaninyan.

Je marche.                                                                     Motani ye.

On voit mon souffle monter                                              Niya taninyan                                                       

Et je marche.                                                                Mawani ye.

Cette chose rouge, sacrée,                                              Waluta le,

c’est pour elle que je marche.                                          Imawani ye.


Ptesan Win pénétra dans la hutte préparée à son intention, où elle s’assit à la place d’honneur. Puis elle entama un chant:” Mettez cette pipe sacrée au centre. Adressez vos prières à Wakan Tanka, le Créateur. Cette pipe, c’est lui qui vous la offerte.” Elle se vers l’ouest, dont la couleur est le noir, et leva la Pipe: “Je fais cette offrande aux Wakinyans, les Grands Êtres Ailés. Je leur adresse mes prières.” Puis elle se tourna vers la droite, en direction du nord, dont la couleur est le rouge, et leva la Pipe: “Au tourbillon, et à tout ce qui se déplace en cercle, au Vent et aux quatre directions sacrées, je fais offrande.” Elle se tourna vers l’est, dont la couleur est le jaune, pour présenter la Pipe: “Le soleil se lève, qui nous offre une nouvelle journée, qui rend grâce pour tout ce qui vit.” Elle se tourna vers le sud, dont la couleur est le blanc, en priant: “Je rends grâce au monde des Esprits, le monde qui se trouve au-delà.”

Quand elle eut bouclé le cercle, elle leva la Pipe bien haut vers le ciel, pour prier et instruire le peuple: “Je suis votre soeur. Nous ne formons qu’un, un peuple, un esprit. Nous sommes la nation du bison.” Puis elle chanta:

Je vous donne cette Terre,

Vous y marcherez

D’un pas sacré.

vous marcherez, en parfait équilibre avec Unchi,

Notre Grand-mère la Terre.

Je vous donne cette Pipe sacrée.

Avec elle vous prirez

Pour tout ce qui vit,

Pour les créatures qui marchent, qui volent,

qui nagent, et qui rampent.


S’adressant au peuple, elle ajouta: “Un jour, je reviendrai, et ce sera pour toujours. Alors commencera une nouvelle vie, et une nouvelle intelligence.”


Le Chef Standing Hollow Horn s’adressa à la Jeune Femme Bison: “Ma soeur, tu es venue pour nous consoler en temps de détresse. Nous avons coutume d’offrir à manger à nos hôtes,mais nous sommes pauvres, et nous ne pouvons t’offrir que de l’eau.” Sur ces paroles, il plongea une tresse de wachanga, de la glycérie odorante, dans une corne de bison remplie d’eau de pluies, qu’il offrit à la jeune femme. Elle le remercia: “Tu n’aurais pu m’offrir de festin plus agréable.”


Puis elle lui apprit à bourrer la Pipe de tabac sacré, à l’allumer à l’aide d’un morceau de bouse de bison rougie au feu, et à la fumer de la manière appropriée à une cérémonie. L’inipi ou Purification dans la loge à sudation, la quête de vision, la danse du soleil, la garde de l’esprit, l’Ishnati Alonwanpi, ou rite de la puberté des jeunes filles, l’Apparentement, et le lancer-de-Balle.


Aux hommes elle déclara: Vous possédez la force. Vous devez protéger et agir avec bienveillance envers ceux qui sont sans défense, les femmes et les enfants. Vous devez partager votre nourriture avec ceux dont la faiblesse physique ou l’âge les empêche de subvenir à leurs besoins. Vous devez prier avec cette Pipe. Vous, les Sans-arcs, vous avez été choisis pour recevoir ce présent, mais il appartient à toutes les nations rouges.”


Aux femmes, Ptesan Win déclara: “Vous n’avez pas la force, mais vous êtes fortes. C’est votre force qui maintient l’unité de la famille. Vous, qui donnez la vie, vous êtes le ventre de la nation. Vous aimez les enfants; Vous montrez de la bienveillance envers tout ce qui vit. Wakan Tanka vous aime.”


Aux petits enfants, elle dit: “Vous êtes encore petits, mais vous allez grandir, pour devenir des hommes et des femmes, qui marcherons sur la voie de la Pipe, et transmettront cette étincelle à la génération suivante. Vous êtes bénis.”


Quatre jours durant, Ptesan Win enseigna à tous à se comporter en très humains. Elle leur apprit tout ce qu’il devaient savoir. Quand elle eut achevé sa tâche, elle dit au peuple: “Je dois vous quitter à présent, mais si vous me suivez jusqu’au sommet de cette colline, là-bas, vous n’aurez plus faim.” Et elle se mit en route vers l’est, suivie, à distance respectueuse, par l’ensemble du peuple, qui était à la fois très impressionné et reconnaissant envers cette sainte femme. Quand elle fut sur la coline, elle se changea en jeune bison blanc, avant de lentement disparaître. Alors, le peuple eut la certitude qu’elle était envoyée par Wakan Tanka. Quand ils atteignirent le sommet de la colline, ils virent, de l’autre côté, un troupeau de bisons prêts à offrir leur chair afin que la nation puisse vivre.


Voilà, toute la légende que Acrhie Fire Lame Deer et tous les Lakotas reçurent de génération en génération.

 

On me demande souvent « Qu’est-ce qu’une prêtresse, et que fait-elle ? »

Une explication simple serait de donner la définition du dictionnaire : « une prêtresse est une femme qui officie à des rites sacrés ». Même si cela reste vrai, en vérité, une prêtresse est et fait tellement plus. Elle sert les besoins spirituels de la communauté.


Il y a très longtemps, les prêtresses dans leurs communautés observaient attentivement les motifs et les rythmes de la Nature. S’accordant aux cycles de la terre, elles honoraient la Grande Mère en réalisant des rituels saisonniers sacrés. Les femmes, considérées comme des représentations de la Terre Mère, étaient profondément révérées, honorées et célébrées, car, comme la terre, une femme a aussi la capacité de faire grandir la vie en elle. Plus tard, les prêtresses romaines, grecques ou égyptiennes ont vécu dans des temples sacrés. Elles aussi adoraient la Grande Mère, la Déesse dans toutes Ses formes. En tant que prêtresses, elles servaient aussi les besoins spirituels de leurs communautés, et on les tenait en haute estime. De nombreuses hiérarchies et événements historiques se sont succédés. Bientôt, les hommes ont commencé à avoir peur du pouvoir des prêtresses, et leurs pratiques naturelles, spirituelles et mystiques ont été vues comme démoniaques. Leur puissance, grandement incomprise, fut considérée comme une force obscure qu’il fallait anéantir. Des milliers de prêtresses ont été persécutées, mises à mort pour leurs croyances et leurs pratiques spirituelles. Celles qui réussissaient à échapper à la mort fuirent leurs temples sacrés et se cachèrent sous terre.


Aujourd’hui, après une période de 2000 ans de patriarcat, une prêtresse des temps modernes émerge. Elle fait remonter dans le présent une sagesse ancienne et riche, qui intègre les enseignements spirituels passés à quelques ajouts personnels. En plus de son rôle de prêtresse, elle peut aussi avoir une famille et un travail conventionnel. Elle se tient dans une essence profondément tournée vers l’eau et la lune, et sa mission est d’aider à faire fructifier l’énergie vitale presque oubliée du Divin Féminin. Intuitivement, elle sait qu’un retour au matriarcat n’est pas nécessaire. Une prêtresse moderne dirige plutôt son énergie pour restaurer l’équilibre harmonieux et naturel entre les genres et Tout Ce qui Est. Tissant sont énergie fluide lunaire d’eau avec les énergies fixes du feu solaire masculin, elle aide à faire renaître l’Union Sacrée.


Les femmes qui choisissent de suivre le chemin de la prêtresse ont répondu à un appel intérieur profond. Provenant de l’intérieur, et entrant passionnément en résonance avec l’appel ancien de la Grande Mère, chaque cœur a, un jour, su avec une certitude absolue… oui, c’est cela… c’est la mission que je dois accomplir… la raison même de mon incarnation présente !

Avec courage et grâce, une prêtresse moderne voyage continuellement sur la spirale ascendante et descendante de la vie. Un profond travail intérieur est un devoir. Affronter, purifier, guérir les blessures passées lui permettent de se débarrasser énergétiquement de ce dont elle ne se sert plus, ou qui ne sert plus sa mission. Plonger dans les royaumes intérieurs… silences pour la réflexion, les prières, la méditation… lui permet de mieux « voir » et de « sentir » plus clairement sa vérité. Le travail et la persévérance sont récompensés. Bientôt, elle commence à se reconnaître comme une expression unique du visage de la Mère Divine. Elle apprend à valoriser et honorer vraiment sa propre féminité. Elle devient un vaisseau sacré, plus à même de porter l’espace sacré pour l’humanité.


Une prêtresse se consacre à servir la beauté, l’amour et l’esprit de toute vie. Elle apprend à s’accorder et à travailler de façon sacrée avec toutes les énergies, plus particulièrement celles de la Nature et des éléments. Comme la danse fluide du flux et reflux, la prêtresse travaille passionnément à élever la vibration de notre monde physique, en l’infusant avec le Sacré. Irradiant tout ce qu’elle est et fait, une prêtresse expérimente une immense joie quand elle effectue des cérémonies et des rituels inspirés par le divin. Souvent comparée à un chaman, elle est capable de se positionner entre les mondes visibles et invisibles, se tenant dans la vallée richement tendue entre ces deux dimensions.


Ainsi soit-il. Soyez Bénies !

Texte de Nadine Delhaye, Namur, Belgique.

 

En quoi consiste réellement le travail de guérisseuse et éveilleuse d'âme ?


Soyons dans le discernement, quand nous acceptons de nous faire accompagner dans le processus de guérison sommes-nous en train de retrouver notre faculté d'auto-guérison ou sommes-nous en train de donner ce pouvoir à un pseudo guérisseur.


La cause originelle de notre "mal être" se situe au niveau de l’âme, si nous désirons la guérison et la croissance de notre âme blessée si nous désirons renaître à la pureté originelle , cela ne suffit pas de" travailler sur nous" , aux niveaux physique, mental ou même énergétique. Cela ne suffit plus de recevoir des soins énergétiques, car personne ne peut guérir notre âme à notre place : cette responsabilité nous appartient.


Choisir la voie de la guérison de l'âme n'est certes pas "confortable", Embrasser nos ombres jusqu'au coeur de nos cellules demande du courage.


A mesure que nous nous libérons de nos résistances et stratégies d’évitement, à mesure que nous acceptons l’inconfort que nous redoutons, nous retrouverons progressivement la légèreté, la douceur et la joie de vivre.


En réalité il n'y a plus d'autre voie, nombre de thérapies restent à la surface et nous apportent un soulagement provisoire, ayons le courage de soigner nos âmes, c'est de cette manière que nous pourrons ensemencer la joie et accompagner notre terre qui nous appelle à cheminer avec elle. C'est en guérissant nos âmes meurtries que nous retrouverons la transparence et la reconnexion de toutes" nos capacités cosmiques" pour danser avec nos âmes libérées.


Texte de Nadine Delhaye, Namur, Belgique.

 

Marc Vella